III- Les risques

1/ Les risques toxicologiques

Aujourd'hui nous sommes incapables d'utiliser toutes les  nanotechnologies découvertes, sachant qu'il y a 10 millions de  nanoparticules dans un litre d'oxygene. Cela nous montre qu'il peut y avoir de très nombreuses interactions. Le risque toxique est immense et dépend de deux facteurs : Le nombre de particules et la durée d'exposition. Ces deux facteurs ont déjà été déterminés par les scientifique mais un problème persiste : comment les nanoparticules traversent elles l'organisme et quelles sont les interactions entre celles-ci et les molécules de l'organisme ?

Ainsi le problème vient de là et au vu des réactions chimiques particulièrement complexes qui ont lieu au contact de l'air les scientifiques sont incapables de répondre à cette question. On dénombre 2 réactions :

- La réactivité chimique : plus la particule est petite, plus son agitation thermique est grande, ce qui a pour conséquence directe de faciliter son dépôt. Ainsi, dans le cas d'une particule toxique contenue dans l'air, cela pourrait être très dangereux puisqu'elle pourrait se déposer en grande quantité sur la peau puis éventuellement pénétrer l'organisme. De plus, cette réaction est toujours plus accentuée par l'importance croissante du rapport surface/volume.

- La coagulation : elle consiste en un regroupement par blocs de la matière. Ce phénomène augmente quand la taille des particules diminue. Par exemple, une très légère plaie coagulera plus vite que si l'ensemble du genou a été écorché (lors d'une chute sur du goudron par exemple). Lors de la coagulation, les propriétés chimiques sont modifiées et la durée de vie des particules coagulées diminue. Cette réaction permet d'éliminer des matières toxiques plus rapidement.

 Ces deux réactions sont assez contradictoires d'où l'impossibilité des scientifiques à évaluer les risques toxicologiques.

 

2/ Les recherches

De nombreuses recherches sont menées aux quatre coins du monde afin de déterminer les risques toxicologiques que les nanotechnologies représentent : les États-Unis réservent chaque année plusieurs millions de dollars à l'évaluation des risques toxicologiques. La commission européenne, elle, a lancé un projet appelé «nanosafe1» en 2002 qui a pour but d'explorer les risques des nanotechnologies. Ce projet est suivi en 2005 par «nanosafe2» et il continue encore aujourd'hui. L'union européenne a investi 1 milliard d'euros dans ce grand projet.

 De plus des ONG comme Green Peace investissent aussi pour évaluer les risques pour les populations et surtout pour l'environnement.

Ces tests sont peu concluants et pas favorables au développement des nanotechnologies. En effet, les animaux sur lesquels elles ont été testées développent des inflammations, des modifications du comportement cardio-vasculaire ou nerveux ou encore plus grave, un engorgement des poumons (nanopoussière), une pénétration possible des différentes membranes de l'organisme (peau, intestin, alvéoles pulmonaires, système nerveux, cerveau, sang) qui entraîne une attaque des cellules et rendrait le système immunitaire totalement inefficace à l'image du virus du SIDA.

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De plus ils représentent un risque environnemental car leur biodégradabilité n'a pas été encore déterminée. 

 

                                                                         

La pollution pourrait entrainer des mutations

En ce qui concerne les produits déjà sur le marché ils ont été jugés inoffensifs pour l'environnement et pour la santé.

 

3/ Débats et craintes

 

Actuellement les pro-nanotechnologies et les anti-nanotechnologies confrontent leurs idées lors de nombreux débats. En effet personne n'est contre l'avancée des sciences et de la médecine mais pour le moment certains sont contre le développement des nanotechnologies tant que les risques n'ont pas été écartés.

Le plus grand débat international de ce début du XXIème siècle oppose de nombreux camps et opinions. Les ONG ayant jugé les nanotechnologies dangereuses désirent que celles-ci soient interdites. Cependant, on leur reproche leur agréssivité dans leurs positions. Ce "on" ce sont surtout les grandes industries qui sont impatientes de pouvoir user de ces nouveaux matériaux. Elles sont représentées par de grands groupes qui ont un puissant pouvoir persuasif. De leur côté, les scientifiques pensent que le risque fait partie intégrante du progrès et donc que ces recherches sont totalement justifiées.

Devant le manque de réponses des scientifiques et les nombreux débats, les pays adoptent des réactions différentes. Les pays comme la France et le Royaume-Uni font appliquer un principe de précaution. En France il a été voté par les députés en 2005.

aujourd'hui de nombreuses personnes ont peur

Mais là où les politiques diffèrent c'est dans la communication. Pour reprendre nos deux exemples le Royaume-Uni est sans doute le pays le plus avancé en matière d'information sur les nanotechnologies grâce au débat public instauré par Tony Blair. En France par contre la communication entre les différents partis est inexistante et le débat est au point mort ce qui expliquerait que les français soient si peu au courant et si méfiants dès qu'il s'agit de nouvelles technologies. Il faut aussi noter que ces nouvelles technologies apparaissent au plus mauvais moment. Les populations n'ont pas confiance dans les institutions scientifiques après les problèmes sanitaires et les nombreuses maladies telle que la grippe A ou encore les problèmes liés à l'amiante.

Ainsi ces débats provoquent de nombreuses inquiétudes et de nombreux problèmes restent à résoudre.

 

 

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