I- Dans la vie quotidienne

1/ Les nanomatériaux

L’utilisation du nano remonte à des temps anciens. En effet, déjà les civilisations égyptiennes et mayas se servaient sans le savoir de nanoparticules telles que les nanosphères d’oxyde de fer ou les nanocristaux métalliques pour créer des couleurs différentes servant aux différentes cérémonies. Toutefois, de nos jours le monde du nano est une véritable industrie. Nous sommes désormais capable de créer des nano-objets et de les modifier afin d’obtenir différents produits qui peuvent être utilisés dans différents domaines : les nanotubes de carbone servent à renforcer des polymères utilisés dans des articles de sport comme les raquettes de tennis, ils servent également à renforcer certains alliages présent dans l’industrie automobile ou dans l’aéronautique. Ce n’est pas tout, on peut retrouver d’autres types de nanoparticules ou nano-objets dans les produits du quotidien comme :

- différents cosmétiques qui sont sur le marché depuis peu sont composés de nanoparticules ayant des propriétés thérapeutiques. Certaines crèmes anti-rides se disent être capables d’absorber les radicaux libres émis par la peau. De même, des fond de teint sont capable, grâce à une combinaison de nanoparticules de dioxyde de silicium et de dioxyde de zinc, de retenir les enzymes qui causent la sécheresse et de la rugosité de la peau. La crème solaire est également touchée par l’industrialisation de ces infimes particules et est capable de résister à l’eau tout en protégeant des UV et sans laisser de traces blanches indésirables ;    

- les textiles présents sur les vêtements, les chaussures et autres accessoires possèdent des nanotechnologies qui leur confèrent des caractéristiques d’imperméabilités, d’étanchéités et même autonettoyantes. Certaines fibres sont capables d’absorber les odeurs désagréables et de diffuser les odeurs voulues ou/et des produits permettant de limiter la prolifération des microbes. On a également la possibilité de fabriquer des tissus décoratifs, comme pour les cosmétiques, capable de changer de couleur grâce à un agencement spécial de nanoparticules.    

Pour autant, les risques engendrés par ces nanoparticules sont encore indéterminés pour la majorité d’entre elles. Toutefois, elles pourraient permettre de trouver des solutions quant à la protection de notre environnement en neutralisant, filtrant, dosant ou piégeant les polluants dans l’air, la terre et l’eau. Ainsi, cela pourrait permettre de mieux préserver notre environnement et d’être plus respectueux de la planète.

2/ Les nanomatériaux dans l'agriculture

Ces nanomatériaux agricoles interviennent dans des domaines spécifiques tels que la protection végétale, la détection d’agents pathogènes pouvant altérer l’environnement ou encore la détection de pesticides ou résidus nuisibles au bien-être des plantes.

Dans certains cas très précis et selon le type de plante, l’utilisation de nanomatériaux peut aider à l’accélération de la germination des végétaux avec un minimum d’impacts environnementaux. Selon de nombreux chercheurs, les nanomatériaux, en fonction de leurs caractéristiques, se décomposeraient moins vite dans la plante que dans le sol ce qui permettrait une action au niveau du végétal sans pour autant polluer les sols. De plus, les nanocapteurs pourraient trouver les pesticides directement sur le terrain ce qui constitue un avantage majeur pour la préservation de notre planète. Toutefois, d’autres tests et enquêtes sont nécessaires afin de vérifier avec exactitude les capacités de ces nanomatériaux aux applications agricoles et leurs effets notoires.

Des manipulations au niveau de la génétique des plantes ont permis de donner naissance à de nouvelles variétés comme des plantes étant résistantes à leurs «conditions de vie» (sécheresse, gel, forme ou composition du sol…), fleurs aux couleurs inhabituelles ou plantes qualifiées d’«insecticide» (dû à une protéine, létale pour les insectes, qu’elle fabrique).

La possibilité de l’exploitation des nanotechnologies dans le traitement des déchets industriels a déjà été soulevée. Par exemple,  au Brésil, une partie du manioc cultivé est prédestiné à la production de carburant par fermentation. En effet, l’énergie créée par la fermentation de l’activité bactérienne laisse entrevoir une alternative écologique à la production d’une nouvelle énergie durable.   

Néanmoins surtout auprès des agriculteurs le doute persiste et il n’est pas près de disparaître.

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